Cet
ouvrage de deux cent pages a un immense intérêt, celui de faire le point
sur l’anti-islamisme rabique qui s’est développé depuis quelques années
dans le mouvement national et qui cache mal un retour des vieux démons:
l’occidentalisme, l’américanophilie et l’admiration béate du sionisme le
plus extrémiste.
Derrière ce
bégaiement de l’histoire, il y a deux hommes qui ne cachaient pas, hier,
leurs liens d’amitié: Alexandre del Valle et Guillaume Faye.
Tahir de
la Nive, vieux militant nationaliste grand européen, marqué par la pensée
de Yockey et de Thiriart, démonte dans son ouvrage les arguments des deux
compères et leurs manipulations. Le chapitre où il montre comment Faye
«bidouille» le Coran pour en sortir des citations qui n’y sont pas, ou
celui où il évoque le passé favorable à l’islamisme du principal rédacteur
de J’ai tout compris, sont particulièrement décapants.
Enfin les
préfaces - et postfaces - de Claudio Mutti, Tiberio Graziani et Christian
Bouchet, éclairent sur l’approche qu’ont du «choc des civilisation» et de
l’islam, trois des intellectuels les plus connus de la mouvance
nationaliste-révolutionnaire européenne.
Fallait-il répondre à
Guillaume Faye, et à la poignée d’Islamophobes embringués dans la croisade
lancée par l’administration Bush?
Oui!
Et cela pour plusieurs
raisons: primo, le débat est toujours préférable au monologue. Secundo,
inconsciemment ou non, Faye s’est retrouvé paré d’une titulature quelque
peu abusive.
Qui, en effet, à par lui-même s’est proclamé héraut de la
Nouvelle Droite, qui ne l’a mandaté en rien, pour entrer en guerre aux
côtés de Washington? Qui a fait de lui un assez bon connaisseur de l’Islam
pour clouer au pilori cette religion? Assurément pas les extraits de
sourates qu’il a inventé de toutes pièces pour étayer sa thèse?
C’est
tout le mérite de Tahir de la Nive, lui-même Européen converti à l’Islam,
d’avoir relevé le défi dressé par Faye et par les Islamophobes : remettre
les pendules à l’heure et rappeler la nature du véritable ennemi de
l’Europe: l’hegemon états-unien.
*********
SOMMAIRE
Préface de
Claudio Mutti — 11 [v. sotto]
Chapitre
1
De régressions en reniements — 23
Chapitre
2
Quels sont donc les ennemis de l’islam? — 35
Chapitre 3
Les Wahhâbites: Del Valle, Sharon et la CIA — 51
Chapitre
4
Quand Guillaume Faye change son martel d’épaule — 65
Chapitre
5
Islamisme et Nazillons — 79
Chapitre
6
Des versets coraniques truqués et inventés… — 89
Chapitre
7
Terrorisme des uns, bulldozage des autres! — 105
Chapitre
8
De Kelkal au nouveau Fred Astaire à claquettes explosives —
121
Chapitre
9
L’immigration telle que Guillaume Faye la voit de son balcon —
133
Chapitre 10
Faye-Kelkal: même combat! — 145
Chapitre
11
Les effroyables impostures de l’Oncle Sam — 153
Chapitre
12
Quand des adeptes de Haushofer divisent l‘Eurasie et l’Eurafrique au
risque d’y faire régner l’Amérique — 165
Conclusion —
187
Postface de
Tiberio Graziani
La création de l’ennemi islamique dans le cadre de la
géopolitique des USA pour la domination mondiale — 195
Postface de
Christian Bouchet
Le choc des civilisations, une arme pour assurer la
domination mondiale des USA — 209
Index —
215
**********
PRÉFACE: de
Claudio Mutti
«Dans le Coran il y a quelque chose de viril, quelque
chose que l’on peut nommer romain».
Maurice Bardèche in Qu’est-ce que
le Fascisme?
«Osons continuer et explorer les pistes ouvertes par un
visionnaire matinal, un certain Friedrich Nietzsche».
Ainsi, nous
exhorte Guillaume Faye, dans son Archéofuturisme [Paris 1998], qui cite
L’Antéchrist comme l’un des deux livres qui l’ont «marqué à toujours».
Mais, il est à noter que le paragraphe 60 n’a pas laissé pas une trace
très profonde chez notre théoricien archéofuturiste.
C’est bien
dommage, car Nietzsche y exalte la culture de l’Espagne musulmane, «à nous
plus familière, plus éloquente pour le sens et le goût, que Rome et la
Grèce» et adhère au programme de Frédéric II de Hohenstaufen, résumé dans
ces termes : « Paix, amitié avec l’islam» [1].
Peut être qu’une
adéquate réflexion sur ces pages de Nietzsche aurait pu pousser Guillaume
Faye à méditer avantageusement sur le rôle joué par l’islam dans la vision
politique et métapolitique de cet Empereur… archéofuturiste, auquel les
musulmans s’adressaient avec la formule de salutation réservée aux
Fidèles.
Des historiens comme Michele Amari, Ernst Kantorowicz et
Raffaello Morghen se sont penchés sur l’« inclination à l’islamisme» [2]
du grand Staufen et sur son admiration pour l’institution du Califat ; ils
ont montré de quelle façon cet Empereur, qui «avait été exalté au dessus
de tous les princes de la terre par le coranique Roi des rois, plutôt que
par le dieu chrétien» [3], caressait l’idée d’un Empire théocratique
semblable à l’Empire islamique, de sorte que ses adversaires, non à tort,
l’appelaient le «sultan baptisé».
Sans doute Nietzsche a eu, chez
d’autres lecteurs de son œuvre, une fortune meilleure que chez Guillaume
Faye. Déjà en 1913, par exemple, Nietzsche et le Coran [4] étaient les
lectures de Benito Mussolini, qui, à l’occasion de sa triomphale visite en
Libye, rendra hommage au tombeau d’un Compagnon du Saint Prophète et
brandira à la main l’Épée de l’islam ; ensuite, au point 8 du Manifesto de
la Repubblica Sociale Italiana, il établira que le «respect absolu pour
les peuples musulmans» devait être un principe fondamental dans la
politique extérieure de l’Europe Nouvelle.
En même temps, à Berlin, où
le drapeau de la Palestine avait été le seul à avoir le privilège de
flotter à côté du drapeau du Reich, le chancelier Adolf Hitler favorisait
les conversions à l’islam et déclarait: «Les seuls que je considère dignes
de confiance sont les musulmans» [5]. Assimilant les idées formulées par
Nietzsche dans L’Antéchrist, le Führer, que les musulmans appelaient par
l’épithète honorifique de Hajji ou bien par les noms de Abu Ali et de
Haydar, disait à ses intimes: «En Espagne, au temps des Arabes la
civilisation a culminé à un niveau qu’elle a rarement atteint. L’intrusion
du christianisme a porté le triomphe de la barbarie. L’esprit
chevaleresque des Castillans est une hérédité laissé par les Arabes. Si à
Poitiers Charles Martel eut été vaincu, le monde aurait changé de visage.
Comme le monde était déjà condamné à l’influence judaïque [et son produit,
le christianisme, est une chose si insipide], il eut été préférable que
l’islam triomphe. Cette religion récompense l’héroïsme, promet aux
guerriers les joies du septième ciel…[6]. Selon Hans F.K. Günther,
d’ailleurs, «Hitler pourrait bien évoquer la figure d’un Mahomet»
[7].
Sur la terre de Nietzsche, un autre grand Européen avait déclaré
son adhésion aux principes de l’islam. Les lettres de Wolfgang Goethe
contiennent des phrases comme celles qui suivent: «Tôt ou tard nous
devrons professer l’islam» ; «C’est dans l’islam que je trouve
parfaitement exprimées mes idées» ; «Que le Coran soit le Livre des
livres, je le crois comme le croit un musulman» ; «Nous devons persévérer
dans l’islam».
Dans Noten und Abhandlungen zum West-östlichen Divan,
Goethe s’exprime d’une façon tout à fait claire sur les deux points
fondamentaux qui constituent l’essence de la doctrine islamique. Il
atteste dans les termes suivants la doctrine de l’unité divine : «La foi
dans le Dieu Unique a toujours cet effet, qu’elle élève l’esprit, parce
qu’elle indique à l’homme l’unité dans son propre être». Pour ce qui est
de la mission prophétique de Mohammed, Goethe la reconnaît par ces mots :
«Il est un prophète, il n’est pas un poète; donc le Coran doit être
considéré comme une loi divine, non pas comme le livre d’un être humain,
écrit pour l’instruction ou le loisir».
Après avoir parlé de Nietzsche
et de Goethe, nous pensons qu’il est intéressant de citer le cas, pas très
connu, d’un autre écrivain allemand. Du 16 au 18 octobre 1989 il y eut à
Bilbao un symposium en honneur de Ernst Jünger, qui se conclut avec la
remise d’un diplôme honoris causa de l’Universidad del Paìs Vasco à cet
écrivain. A la manifestation prirent part quelques personnalités de la
culture européenne, dont le roumain Vintila Horia, qui traita du rapport
de Jünger avec Heidegger et Heisenberg.
De son côté, le Cheikh
Abdelqader el-Murabit, chef d’un groupe soufique actif surtout en Espagne,
Allemagne et Ecosse, sembla vouloir suggérer l’atterrage islamique comme
solution des problèmes posés par l’œuvre de Jünger: «Freiheit ist
Existenz. Liberté est existence. C’est-à-dire, qu’il ne peut y avoir de
soumission si ce n’est au Divin, et cela s’appelle islam. Mais ceci»,
termina le Cheikh, «est un sujet pour une autre fois».
De meme le
professeur Omar Amin Kohl, du Freiburg Institut für Freiheitstudien,
envisagea l’œuvre de Jünger et l’œuvre de Heidegger selon un point de vue
semblable. [D’ailleurs, en ce qui concerne Heidegger en particulier, on
connaît l’intérêt manifesté pour son œuvre par certains milieux
musulmans]. À la fin du symposium, Jünger déclara publiquement qu’il
reconnaissait la validité des principes de l’islam. À cet égard, le texte
de la dédicace que l’écrivain rédigea sur une photo de lui et qu’il donna
au Cheikh Abdelqader est très éloquent.
L’autre auteur par lequel
Guillaume Faye dit avoir été «marqué à jamais» est Walter F. Otto.
Mais dans ce cas non plus la lecture ne semble pas avoir été très
profitable pour le lecteur archéofuturiste, puisque ce dernier est
convaincu que le «polythéisme» constitue l’aspect caractéristique de la
tradition européenne et, en particulier, du «paganisme», de sorte qu’il y
aurait un contraste irrémédiable entre l’Europe et l’islam.
Néanmoins
Walter Otto a été très clair: «La multiplicité des dieux de la religion
grecque (...) n’est pas en contradiction avec le monothéisme, mais elle en
constitue peut-être la forme la plus vive et la plus ouverte. Quoiqu’on
puisse dire, dans le cas particulier, sur ce qui vient des dieux, c’est la
volonté de Zeus qui est omnidéterminante. La grandeur de Zeus est donc
unique et contient tout ce qui existe» [8].
Qu’on écoute la voix
d’Eschyle [Agamemnon, vv. 160-165]: «Zeus, qui soit-il, […] je ne peux lui
comparer personne en dehors de Zeus» [Zeus, hostis pot’estin […] ouk echo
proseikasai plen Dios]. Ce sont des mots qui semblent anticiper la
première partie de la Chahâda islamique [lâ ilâha illâ Allâh] et qui
confirment dans la tradition grecque la doctrine de l’unité divine, trois
siècles après que Homère, dans un fameux passage du chant VIII de
l’Iliade, ait déclaré que la multiplicité des dieux est simplement une
apparence.
Mais l’école dans laquelle Guillaume Faye a été élevé veut
nous persuader que la pensé religieuse de l’antiquité européenne a été
«polythéiste», parce que le « monothéisme » appartiendrait exclusivement à
la «famille abrahamique».
Pour démentir une telle thèse, nous nous
réclamerons de l’autorité de l’Empereur Julien. Celui-ci a écrit que
Abraham, en tant que chaldéen, «donc d’une souche sacrée et versée dans la
théurgie», offrait de fréquents sacrifices de même que les Hellènes et
pratiquait des méthodes divinatoires analogues à celles pratiquées par
Julien lui même [Contra Galilaeos, 354B-358D].
En outre, cet Empereur
dicta des nombreuses inscriptions qui, selon Oswald Spengler, peuvent être
traduites seulement de cette façon: «Il y a un Dieu seul et Julien est son
prophète» [9]. Assez récemment, d’ailleurs, Jacques Fontaine a proposé
encore une fois, pour ce qui est de la religion officiée par Julien en
tant que Pontifex maximus, le syntagme «monothéisme solaire».
Selon ce
professeur de la Sorbonne, à qui l’on doit un curieux parallél entre
Julien et l’Imam Khomeyni [10], la forme traditionnelle gréco-romaine à
l’époque de cet Empereur fut «une synthèse de toutes les religions et de
toutes les théologies païennes, sous le signe du monothéisme solaire»
[11]. En d’autres termes: «Julien veut démontrer à tous que le dieu Hélios
est le seul vrai dieu» [12], de meme que dans le dialogue De E apud
Delphos Plutarque avait indiqué dans l’Apollon solaire le principe de la
manifestation universelle, le Suprême Soi de tout ce qui existe; de meme
que Plotin avait reconnu dans l’Un le principe de tout l’être et le centre
de la possibilité universelle; de meme que Porphyre, qui avait fait du
néoplatonisme une sorte de «religion du Livre» [13], et qu’avait dédié un
traité entier à la théologie du monothéisme solaire.
La parenté idéale
entre la théologie solaire ancienne et l’islam a été soulignée par un
savant comme Franz Altheim, lequel appela les néoplatoniciens «les
précurseurs de Mohammed et de son hostilité fervente à l’égard de toutes
les croyances qui attribuaient à Dieu un associé» [14], tandis qu’un
célèbre essai d’Henry Corbin sur la doctrine de l’unité divine en islam
chi’ite s’ouvre avec une mention de la littérature qui dans la troisième
décade du XXe siècle fleurit autour du «drame religieux de l’Empereur
Julien» [15].
De son côté l’islam a reconnu en plusieurs représentants
de la sagesse grecque les messagers de cette doctrine de l’unité [tawhîd]
qui constitue le noyau et le fondement essentiel de la Tradition
primordiale, c’est à dire la Tradition que l’islam, loin de se vouloir une
nouvelle religion, présente à nouveau dans la forme la plus convenable à
la phase actuelle de notre cycle d’humanité.
Parmi les maîtres de
l’Antiquité européenne que l’islam a reconnu comme tels, il faut citer en
premier lieu Platon, qui a été appelé par les musulmans «l’imâm des
philosophes» et qui, dans les pages inspirées de Jalaleddine Roumi figure
comme «le Pôle de son époque», c’est-à-dire comme la plus grande autorité
spirituelle de l’humanité qui lui était contemporaine. Une fonction
analogue a été attribuée à Pythagore, qui, dans un texte du Moyen Age
provenant du monde islamique, la Turba Philosophorum, préside l’assemblée
des savants anciens ; et à Aristote, qui fut symboliquement nommé le «
vizir d’Alexandrie » lorsque les armées musulmanes conquirent la ville
fondée par Alexandre le Grand, c’est-à-dire par celui qui, selon un hadith
prophétique, a été parmi les hommes le plus semblable à Mohammed. Enfin,
parmi les étoiles grecques du firmament sapientiel islamique ne peuvent
pas manquer Plotin [le «Cheikh des Grecs»], le néoplatonicien Proclus
[Ubruqlus pour les Arabes] et Apollonius de Thyane [Bâlînûs], pour n’en
citer que quelques autres.
Mais les anciens, selon Guillaume Faye,
doivent être associés avec les futuristes ; comme il le dit lui-même, il
faut «réconcilier Evola avec Marinetti». Peut-être Faye ne se souvient-il
pas qu’Evola a qualifié l’islam de «tradition de niveau supérieur non
seulement au judaïsme, mais aussi aux croyances qui se sont emparées de
l’Occident» [16] ; peut-être ne sait-il pas que dans un texte du 1933
intitulé Il fascino dell’Egitto [Le charme de l’Égypte] l’attention de
Marinetti fut attirée par le «mécanisme sacré des Derviches».
S’il y a
eu une tentative pour réconcilier le traditionalisme et le futurisme, il a
été accompli sous le signe de l’islam, alors que Valentine de Saint-Point,
la nièce de Lamartine auteur du Manifeste de la femme futuriste, entra en
islam et fréquenta la maison de René Guénon jusqu’à la mort de ce
dernier.
Nous souhaitons à l’archéofuturiste Guillaume Faye de faire
mieux que cette femme…
Notes
1. Pour ce
qui est du rapport entre Nietzsche et l’islam et du succès de Nietzsche
parmi les musulmans. Nous renvoyons le lecteur, faute de mieux, à notre
étude Nietzsche et l’islam, Éditions Hérode, Chalon-sur-Saône
1994.
2. Michele
Amari, Storia dei Musulmani di Sicilia, Catania 1933, vol. III, p.
659.
3. Raffaello
Morghen, Medioevo cristiano, Laterza, Bari 1970, p. 175.
4. Leda
Ravanelli, Una donna e Mussolini, Rizzoli, Milano 1946, p. 24.
5. «Die
einzigen, die ich für zuverlässig halte, sind die reinen Mohammedaner»
[Hitlers Lagebesprechungen im Führerhauptquartier, a cura di H. Heiber,
Darmstadt-Wien 1963, p. 46].
6. Adolf
Hitler, Bormann-Vermerke ; édition italienne: Idee sul destino del mondo,
Edizioni di Ar, Padova 1980, vol. III, pp. 582-583.
7. Hans F. K.
Günther, Mon témoignage sur Adolf Hitler, Pardès, Puiseaux 1990, p.
42.
8. Walter F.
Otto, Theophania. Der Geist der altgriechische Religion, Klostermann
Verlag, Frankfurt am Main 1975; édition italienne : Theophania. Lo spirito
della religione greca antica, Il Melangolo, Genova 1983, p. 95.
9. Oswald
Spengler, Der Untergang des Abendlandes, vol. II
[WelthistorischePerspektiven], Beck, München 1922; édition italienne : Il
tramonto dell’Occidente, Longanesi, Milano 1957, p. 970.
10. Sandro
Ottolenghi, Imperatore e khomeinista, entretien avec Jacques Fontaine,
Panorama, 7 juin 1987, p. 143.
11. Jacques
Fontaine, Introduzione, dans: Giuliano Imperatore, Alla Madre degli dèi e
altri discorsi, Fondazione Lorenzo Valla, Mondadori, Milan 1990, p.
lv.
12.
Ibidem.
13. Nuccio
D’Anna, Il neoplatonismo. Significato e dottrine di un movimento
spirituale, Il Cerchio, Rimini 1988, p. 22.
14. Franz
Altheim, Dall’antichità al Medioevo. Il volto della sera e del mattino,
Sansoni,Firenze 1961, p. 15. Du même auteur, Der unbesiegte Gott, édition
italienne: Il dio invitto. Cristianesimo e culti solari, Feltrinelli,
Milano 1960. Dans cet ouvrage, la relation entre la théologie solaire et
l’islam est placée dans la perspective de la graduelle affirmation du
monothéisme solaire dans l’antiquité tardive. «Récemment on a souligné
l’intime affinité du monophysisme avec l’islam. On a défini Eutychès, l’un
des pères de la doctrine monophysite, comme un précurseur de Mohammed. En
fait, la prédication de Mohammed était était inspirée par l’idée de
l’unité, par l’idée que Dieu n’as pas d’ «associé», et se plaçait ainsi
dans la même perspective que les néoplatoniciens et les monophysites. Mais
l’ardeur religieuse du Prophète sut donner un relief bien plus vigoureux à
ce que d’autres avaient senti et désiré avant lui» [F. Altheim, Il dio
invitto, cit., p. 121]. Ce livre n’a pas été réédité chez Feltrinelli;
peut-être parce qu’on a fait remarquer à l’éditeur que Franz Altheim n’est
pas «politiquement correct», ayant été SS sous le IIIe Reich et
national-communiste en RDA?
15. Henry
Corbin, Il paradosso del monoteismo, Marietti, Casale Monferrato 1986, p.
3.
16. Julius
Evola, Rivolta contro il mondo moderno, Bocca, Milano 1951, p. 324. Pour
ce qui est du rapport d’Evola avec l’islam, nous renvoyons à notre étude
Evola e l’islam, in Avium voces, Edizioni all’insegna del Veltro, Parma
1998, pp. 67-87.